Dimanche 22 février 2009

Jolie combinaison n’est-ce pas? Quel bonheur de pouvoir raconter sa petite vie minable, surtout quand personne ne peut contester. Je suis une Dictatrice. Une Dictatrice de bas étages, qui ne dort pas de la nuit et est un tantinet névrosée.

Rien de grave, je vous assure. Pour ce qui est des insomnies, je pense avoir repéré la cause : mon angoisse scolaire habituelle. C’est pas grand-chose, juste des nausées et des vertiges, ainsi que quelques crises d'angoisses passagères. J’ai trouvé un remède à ça: l’indifférence. Seulement mon capital commence sévèrement à s’épuiser, j’ai peur de retourner en cours. Les cours sont pourtant intéressant, malgré la dépression continuelle des profs et la soif de rabaisser les élèves pour certains. Je me suis surprise à partager ce mépris par moment, simplement c’est ignoble, je suis encore plus une sous-merde que les zinzins de ma classe.

-Arrêtes de pleurer sur ton sort grognasse !

-Je ne pleurniche pas, et ne sape pas mon autorité devant mes troupes!

Je suis suivie par un médecin du Vinatier depuis le début de l’année, à la base envoyée par le lycée. Finalement, j’en suis aux anti-dep’, que je ne prends pas d’ailleurs. Pourquoi m’assommer et me vider de toutes émotions (même les plus ignobles), pour soit disant me rendre heureuse? Mais qu’est-ce que le bonheur? Le vide intersidérale faisant la fiesta derrière mes orbites? Hum… ceci n’est pas à mon goût. Je fais donc la collection des boîtes de Deroxat et remercie dame sécurité sociale de me rembourser intégralement mes précieuses.

Ceci dit, j’adore la psychologie et j’avoue jouer un rôle plutôt sympathique avec l’équipe psychologique qui m’entoure. Petite jouissance personnelle assaisonnée d’une curiosité assassine.

-J’aime la complexité (notez le paradoxe).

Je disais que j’étais névrosée. Atteinte, serait plus juste. Cette nuit j’ai été réveillée par un son qui n’a rien d’enchanteur. Un cris. Une femme. Une morte. Pas n’importe qu’elle morte, un de mes démons.

Les enfants ont souvent des amis imaginaires, qu’ils perdent avec les ans. Et bien pas moi.

Enfin je vais pas m’attarder sur le sujet, j’aime pas tellement me l’avouer. Ceci dit, les cris d’outre-tombe à 4h du matin je suis pas très fanatique.

Ah, ah et dernière nouvelle (enfin pas si nouvelle, c’est juste qu’elle arrive seulement à mes oreilles), parait que ce côté de ma personnalité est un atout de séduction. Peut-on m’expliquer depuis quand être timbrée c’est attirant? M’aurait-on menti? L’homme serrait donc émoustillé de cohabiter avec sa petite femme paranoïaque et schizophrène jusqu’aux bouts des ongles. Faut voir les avantages, si elle est atteinte de dédoublement de personnalité, celui-ci fait une bonne affaire.

Et oui, les schizophrènes ne souffres pas tous de dédoublement de personnalité. Seul ¼ des schizo le sont.

 

Enfin bref...

Par Maude
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Vendredi 20 février 2009

Envie de sortir… de voir des gens intéressants. Envie compulsive, envie excessive. Hier, elle racontait de la merde. Et pourtant elle était avec le Test.

Qui est le Test? Un type charmant, intelligent, cultivé, drôle et intéressant. Un type qui me tape pas sur le système, pour une fois, c’est rare. Non, je ne suis pas amoureuse. Mais oui, je ne suis pas indifférente. En fait, je n’en sais rien. Je pense que je me rassure, un peu…


- T’as vraiment fait n’importe quoi ce soir. T’étais ridicule et idiote.

- Oui, j’avoue, mais j’étais bien dans mon rôle de gamine idiote et légèrement gauche.

- Pourtant il était là, pourtant ils étaient là. Son regards, leurs regards…

- Oui, mais il m’intéresse pas et je me fiche d’eux.


Hum… délicieuse discussion interne. J’ai réussi à faire taire une partie de moi hier soir. C’était jouissif. J’ai arrêté de penser aux regards. J’ai arrêté de penser tout court. Relâchement quasi-total.


Questionnement à l’eau de rose. Faut que je me l’avoue, ça me fait pas rien d’être seule. Manque de tendresse, ou simplement d’éprouver autre chose que de la haine et de la désinvolture pour quelqu’un.

Je pourrais mendier de l’affection à un ami, mais je n’apprécie pas tellement le contact. J’ai comme une gêne. Il me faut appartenir à quelqu’un pour accepter et apprécier cette affection. Sinon c’est assez désagréable. Je suis
gênée, sensation d’impuissance.


Elle se sent faible dans une situation comme celle-ci… la bougre.


En fait, intérieurement j’ai plutôt envi de pleurer. Mais extérieurement, je suis impassible. Je suis consciente que je suis inintéressante. Quelqu’un d’assez plat en fait. Il parait que ma psychologie et ma personnalité retiennent l’attention. Et que je ne suis pas si coconne et inculte que ça. Il parait… Mais entre paraître et être.


C’est facile de rassurer quelqu’un, de lui dire : « hey, mais t’es quelqu’un de bien, t’es ci, t’es ça ». On le pense au fond, bien entendu, mais on ne dit pas toujours tout. On omet quelques détails. On voudrait ne pas blesser. (En ce qui me concerne, j’utilise cette technique seulement pour les gens que j’apprécie, c’est donc assez rare)


- Ca fait pas mal, mais ça fait chier ! Ca fait pas mal, mais ça fait chier ! Ca fait pas mal, mais ça fait chier !

- Comme ton article ! Ah ! Ah !

- T’as raison l’ami, c’est pour ça que je le vomis ici.


Et oui, c’est lourdingue de parler Cœur avec les autres. Sujet récurant. Pour celui qui débite ça connerie, c’est génial ça le soulage. Mais le gugusse qui s’est laissé prendre au piège, il déguste.


Elle se souvient plus ce que ça fait d’embrasser avec passion.

 

 

 


Par Maude
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Jeudi 1 janvier 2009

...

Et bien voilà, c'est 2009 et j'ai décidé de me garder une place sur le net. J'ai besoin d'écrire, de m'exprimer, de raconter ma petite merde comme tout les supers ados en mal d'amour.
Ce blog serra une thérapie, une sorte d'expérience qui visera à me rapprocher de moi-même, recoller les morceaux. Je suis bercée par l'indécision, le dégoût, le mépris surtout. Sans compter que je suis paumée, je n'ai plus l'impression d'être une seule. Je le ressens particulièrement quand je m'exprime, comme maintenant. Je dis "je" mais en réalité c'est comme si plusieurs personnes logeaient dans ma tête et l'une dit ceci, l'autre cela, aucunes en accord. Un merdier pas possible pour être plus précise.

Je suis donc mon propre sujet, je vais m'auto-évaluer (Freud?).

Et maintenant il ne reste plus qu'à attendre que je veuille bien écrire.


Par Maude
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